Une vraie maison de fous - Pas d'issue

Mes collègues m'énervent ! Je ferais bien mes cartons pour disparaître. C'est pareil pour mon collègue Alain. Notre entreprise a construit un nouveau bâtiment et on nous a transférés dans des locaux plus grands. Maintenant, on est coincés avec nos quatre collègues si chers à notre cœur.

Heureusement, j'ai encore Alain à mes côtés. Mais une chose est sûre pour nous chaque jour : les collègues nous énervent !

Commençons par Josiane. Josiane est apathique et ne bouge presque pas de sa chaise. Elle y est collée, ou plutôt elle y est scotchée. De cette position, elle observe absolument tout et tout le monde ! Elle collecte ses informations avec ses yeux vifs et nous soupçonnons qu'elle s'installe le soir chez elle pour tenir un cahier de rapports. Combien de fois nous avons quitté la pièce ou parlé entre nous.

Car c'est une « balance ». Elle fait sans cesse son rapport. À savoir exactement deux portes de bureau plus loin. Nos collègues nous énervent tellement que nous nous sommes permis une blague. Plusieurs fois par mois, elle reçoit une rose sur son pare-brise avec une lettre d'amour. Elle pense que c'est son ex. Qu'elle reste donc dans cette croyance.

Et ce qu'on ne supporte vraiment pas, c'est qu'elle racle le pot de yaourt comme s'il n'y avait pas de lendemain ! Un jour, elle aura sûrement percé le fond de l'opercule.

Continuons avec M. Moreau. Il est l'imprévisibilité en personne et il y a aussi M. Garnier !

[caption id="attachment_445" align="alignright" width="300"]Des collègues vraiment insupportables Des collègues vraiment insupportables[/caption]

 

M. Moreau et M. Garnier dans le même sac, et ça colle à coup sûr !

M. Moreau a un problème de thyroïde, et quand il n'a pas pris ses comprimés, il est insupportable. Quand il entre le matin par la porte, le visage rouge, nous nous mettons à l'abri. Nous pouvons vraiment le dire à voix haute : « Les collègues nous énervent ! »

Le pire de tout, c'est l'adjudant-chef Garnier. La direction a décidé il y a un an qu'il nous fallait un chef de département. C'est alors qu'il est entré par la porte avec ses 2 mètres. Maigre, fumeur invétéré et vantard impitoyable ! Il se vante sans cesse d'aller toujours manger dans des restaurants chers. Il a la science infuse sur la vie et se prend pour le bon Dieu.

Alain et moi étions autrefois deux dans une pièce. Intérieurement, nous avons déjà démissionné. Sauf que l'entreprise paie si bien que ce ne sera pas si simple de donner réellement sa démission. À long terme, nous ne le supportons toutefois pas. C'est pourquoi il n'y a qu'un seul conseil : « prendre son mal en patience ! ».